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soliman

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soliman

Message par alainvosges le Ven 8 Juin - 15:17

2. UNE HISTOIRE DE VÉLOSOLEX A LA MANIÈRE DES MILLE ET UNE NUITS




Et le soir de la CCXCIIe nuit, Shéhérazade entreprit de conter ainsi l’histoire du secret de Soliman l’Excellent.
« Il y avait à Bagdad un Calife très riche et très puissant qui, malgré sa fortune, ne laissait pas d’être affreusement jaloux de son voisin le Prince Soliman l’Excellent. Des espions avaient rapporté au Calife que le prince possédait une monture d’une grande merveille. Une monture d’un noir de jais, qui ne portait qu’un œil au milieu du front et qui se déplaçait à la vitesse du sirocco, sans émettre le moindre bruit. On n’avait jamais vu éléphant, chameau ou tapis volant qui ressemblât de près ou de loin à cela. Les mouchards avaient indiqué un autre sujet d’étonnement : il paraissait que la monture était la propriété du Prince depuis fort longtemps, et avait été celle de son père avant lui. Ce phénomène semblait donc ajouter la longévité à ses autres qualités. Le Calife s’interrogeait sur la force et la nature de ce prodige et il ne se passait de soir qu’il ne se mit en rage.
« Il me le faut, il me le faut. » trépignait-il en tapant le sol de sa babouche. Et Sardhita, sa favorite aux paupières bistrées d’antilope souriait sans rien dire.
Mais le Calife tenait à son idée, et il envoya son Grand Vizir porter au Prince une cassette pleine de lapis-lazuli, dont le moindre atteignait la taille d’un œuf de pigeon.
Le Prince fit grand compliment de toute cette joaillerie, mais refusa poliment de céder sa monture au Calife. Il garda le Grand Vizir près de lui quelques jours, le combla de ses bienfaits et le renvoya porter, accompagné d’une cassette pleine de saphirs, d’émeraudes et de rubis dont le moindre dépassait la taille d’un œuf d’autruche, ses salutations à son maître. Le Calife furieux fit décapiter l’émissaire et résolut d’user de fourberie.
Un jour donc, sur ses ordres, on enleva le Prince et sa monture alors qu’ils filaient dans le désert et on les amena, étroitement entravés dans le filet qui avait servi à la capture, devant le Calife et Sardhita, sa favorite à la jambe tendre de gazelle.
Le Prince opposa un silence plein de mépris à toutes les questions qui lui furent faites. Puis il prononça ces mots : « Je ne livrerai pas le secret de ma monture, mais sache bien une chose, c’est qu’elle ne se nourrit ni d’eau, ni de fruit, ni de fourrage, ni de sésame ; ni même de couscous, de brick à l’œuf, ni de méchoui ; non plus de gâteau au miel, de thé ou de merguez.
Sache aussi cela : si tu ne la nourris pas convenablement, elle n’avancera pas. Mais si tu sais la contenter (et des repas frugaux lui suffisent s’ils sont à sa convenance), alors elle pourra t’emmener plus loin que Serendib, plus loin même que l’Égypte ou la lointaine Éthiopie. Je te dis cela parce que j’aime cette monture et que je ne souffrirai pas de la voir maltraitée. Mais je suis tranquille, tu ne sauras pas la faire aller. Moi seul sais ce secret ».
Dans le palais du Calife, on exposa la merveille. Chacun se pressait pour la voir. Qui pour admirer la noirceur de son pelage, qui pour anticiper le confort d’une selle à nulle autre pareille. Les charrons et les chaudronniers les plus expérimentés du califat examinèrent la monture de Soliman l’Excellent (on disait « Sol l’Ex » pour faire plus court), sans rien découvrir des secrets de son fonctionnement. Le Calife convoqua des mages réputés aux fins de voir s’il n’y avait pas moyen de faire parler la monture. Ils échouèrent. Tout le petit peuple de Bagdad se perdait en conjectures : certains assuraient que la monture ne se nourrissait que d’or et de pierreries, d’autres tenaient pour qu’un génie fût caché dedans. Mais on n’osait rien tenter de peur d’endommager la merveille. Et le captif restait coi.
À bout de patience, le Calife posa ses conditions au Prince : si le lendemain il n’avait pas livré son secret, il serait empalé sur la place publique. Le Prince accepta cette nouvelle d’un simple haussement d’épaules, car il était fier. Sardhita la favorite à la crinière de lionne, qui avait été émue dans le secret de son cœur par la bravoure et l’honnête figure du Prince, décida de sauver le prisonnier.
Au crépuscule, vêtue de sept voiles, elle descendit vers les cachots.


* * *


À l’aurore du lendemain, elle se glissa le long des murailles. Sa crinière de lionne était échevelée, sa démarche était mal assurée sur ses jambes tendres de gazelle, et ses paupières bistrées d’antilope étaient encore plus bistrées que d’habitude. Elle avait passé la nuit à se démener et à cajoler pour convaincre le Prince de lui livrer son secret. Elle portait à la main une jarre en terre cuite pleine d’un philtre magique à base de naphte, liquide huileux et nauséabond que l’on trouvait à profusion dans la région.
Parvenue à la salle où était exposée la monture, sans se faire voir, elle lui donna à boire quelques gorgées du contenu de la jarre et la merveille s’anima enfin. Sardhita se mit en selle et, propulsée silencieusement, s’en fut délivrer le Prince.
Lorsque le palais s’éveilla, ce fut un tohu-bohu. On ne retrouva ni la favorite, ni « Sol l’Ex », ni la monture ;
On ne découvrit qu’une jarre à moitié pleine de naphte. Et chacun de s’étonner qu’une monture aussi fabuleuse eût pu se contenter d’une nourriture si vulgaire et trouver la force de porter encore deux cavaliers.
Le Calife voulut essayer à son tour, but le contenu qui restait dans la jarre et mourut… »

Mais je vois le jour poindre, dit Shéhérazade, et je finirai l’histoire demain.



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Re: soliman

Message par wolck michel le Ven 8 Juin - 17:31

c'est le frangin de la myl

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Re: soliman

Message par acasoviet le Ven 8 Juin - 19:01

Excellent!

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Re: soliman

Message par Belgistan le Ven 8 Juin - 23:04


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Re: soliman

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